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Conciliation et médiation civile : procédure et force de l'accord En vigueur

Contenu sous la responsabilité d'Andreas Warkentin (warepoint-media GbR) · dernière modification le 2026-08-26 · dernière vérification le 2026-08-26 · autorité de la source A Signaler une erreur ✉
Conciliation Médiation civile Accord amiable Homologation Procédure civile France
Réponse courte La conciliation et la médiation civiles permettent aux parties de rechercher volontairement une solution avec un tiers neutre, hors procès ou sur décision du juge. Le conciliateur de justice intervient gratuitement ; le médiateur est en principe rémunéré selon les modalités convenues ou fixées par le juge. L'accord signé oblige les parties. Pour permettre une exécution forcée, il peut être homologué par le juge ; un accord contresigné par les avocats de toutes les parties peut aussi recevoir la formule exécutoire du greffe. En cas d'échec ou d'accord partiel, le juge peut trancher le différend restant.

Faits essentiels

PointValeur
Rôle du tiersaider les parties à rechercher une solution sans imposer de décision B
Coût de la conciliationgratuit B
Durée de la conciliation déléguée par le juge5 mois au plus, renouvelable une fois pour 3 mois B
Accordpeut être total ou partiel et s'impose aux parties signataires B
Homologationpeut conférer force exécutoire à un accord issu d'une conciliation, d'une médiation ou d'une procédure participative A
Conciliation menée par le jugeles extraits du procès-verbal délivrés aux parties valent titre exécutoire A
Accord contresigné par avocatspeut recevoir la formule exécutoire du greffe selon les conditions du code B
Entrée en vigueur du régime regroupé aux articles 1542 à 15491er septembre 2025 A

Deux modes amiables distincts

La conciliation et la médiation civiles font intervenir un tiers impartial afin d'aider les parties à résoudre elles-mêmes leur différend. Elles peuvent être conventionnelles, avant toute instance, ou intervenir pendant un procès. Le tiers ne rend pas de jugement et ne peut pas imposer une solution.

Le conciliateur de justice est un auxiliaire de justice bénévole : son intervention est gratuite. Le médiateur civil facilite le dialogue ; son intervention est généralement rémunérée, selon un accord avec les parties ou, en cas de médiation judiciaire, les modalités déterminées dans le cadre de la décision du juge.

Domaines et tentative amiable préalable

Ces mécanismes peuvent être utilisés pour de nombreux litiges civils, notamment les conflits de voisinage, de consommation, de logement ou entre particuliers. La conciliation de justice ne traite pas les litiges d'état civil, certains différends familiaux portant par exemple sur la résidence des enfants ou les pensions alimentaires, ni les litiges avec l'administration.

Pour certaines demandes devant le tribunal judiciaire, une tentative préalable de conciliation, de médiation ou de procédure participative est obligatoire, sous réserve des exceptions prévues par le code de procédure civile. Il faut donc vérifier la règle propre au litige avant de saisir le tribunal.

Déroulement et confidentialité

Les parties exposent leur situation et échangent avec le conciliateur ou le médiateur. Elles restent libres d'accepter, de refuser ou d'interrompre le processus. Les constatations et déclarations recueillies sont en principe confidentielles, sous réserve des exceptions légales, notamment les raisons impérieuses d'ordre public, la protection de l'intérêt supérieur de l'enfant ou de l'intégrité d'une personne, et les nécessités de mise en œuvre ou d'exécution de l'accord.

Lorsque le juge renvoie les parties devant un conciliateur, la mission ne peut pas dépasser cinq mois et peut être renouvelée une fois pour trois mois. Une médiation judiciaire est encadrée par la décision qui la désigne.

Accord total ou partiel

Si les parties trouvent une solution, elles peuvent la formaliser par écrit. L'accord peut régler tout le litige ou seulement certains points. Il s'impose contractuellement à ceux qui l'ont signé. Si l'accord est partiel, les questions restantes peuvent être tranchées par le juge. En cas d'échec, les parties conservent la possibilité de saisir le tribunal ou de poursuivre l'instance déjà engagée.

Comment obtenir la force exécutoire ?

Depuis le 1er septembre 2025, les articles 1542 à 1549 du code de procédure civile regroupent les voies permettant de rendre l'accord exécutoire :

Le juge saisi d'une homologation contrôle la licéité de l'accord et le respect de l'ordre public. Il ne réécrit pas les engagements convenus. Une fois exécutoire, l'accord peut servir de fondement à des mesures d'exécution forcée si une partie ne l'applique pas.

Points de vigilance

Sources

Dernière modification:
2026-08-26
Dernière vérification:
2026-08-26
En vigueur depuis:
2025-09-01
Statut:
En vigueur
Autorité de la source:
A
Licence:
CC BY 4.0