Indemnités journalières maladie : conditions, calcul et délai de carence En vigueur
Faits essentiels
| Point | Valeur |
|---|---|
| Taux de l'indemnité journalière | 50 % du salaire journalier de base |
| Calcul du salaire journalier de base | moyenne des salaires bruts des 3 derniers mois divisée par 91,25 |
| Plafond du salaire pris en compte | 1,4 fois le Smic mensuel |
| Salaire mensuel maximal retenu (arrêts à compter du 1er juillet 2026) | 2 613,83 € bruts |
| Indemnité journalière maximale (arrêts prescrits à compter de juillet 2026) | 42,97 € bruts par jour |
| Délai de carence | 3 jours ; indemnités dues à compter du 4e jour |
| Condition d'ouverture (arrêt de moins de 6 mois) | 150 heures sur 3 mois ou cotisations sur 1 015 fois le Smic horaire sur 6 mois |
| Condition d'ouverture (arrêt de plus de 6 mois) | affiliation de 12 mois et 600 heures sur 12 mois, ou cotisations sur 2 030 fois le Smic horaire |
| Durée maximale d'indemnisation | 360 jours sur 3 ans ; 3 ans en cas d'ALD |
| Durée en cumul emploi-retraite | 60 jours pour toute la période de retraite |
| Délai d'envoi de l'arrêt de travail | 48 heures |
| Prélèvements sociaux sur les indemnités journalières | CSG 6,2 % et CRDS 0,5 % |
Conditions d'ouverture des droits
Arrêt de moins de 6 mois
Il faut, au choix :
- avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois civils ou des 90 jours précédant l'arrêt ;
- ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le Smic horaire au cours des 6 mois civils précédents. Pour un arrêt débutant le 1er juillet 2026, cela représente 12 494,65 € (1 015 × 12,31 €).
Arrêt de plus de 6 mois
Il faut être affilié à l'Assurance Maladie depuis 12 mois à la date de l'arrêt et, au choix :
- avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 mois ou 365 jours précédents ;
- ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 2 030 fois le Smic horaire au cours des 12 mois précédents, soit 24 989,30 € pour un arrêt débutant le 1er juillet 2026.
Des règles particulières s'appliquent aux professions saisonnières ou discontinues.
Calcul de l'indemnité
L'indemnité journalière est égale à 50 % du salaire journalier de base. Celui-ci correspond à la moyenne des salaires bruts des 3 derniers mois précédant l'arrêt (12 mois en cas d'activité saisonnière), divisée par 91,25.
Le salaire retenu est plafonné à 1,4 fois le Smic mensuel :
| Début de l'arrêt de travail | Salaire mensuel retenu au maximum | Indemnité journalière maximale | |---|---|---| | Arrêts débutant à compter du 1er juillet 2026 | 2 613,83 € bruts | 42,97 € bruts |
Ce plafond de 1,4 Smic résulte du décret n° 2025-160 du 20 février 2025, qui a abaissé de 1,8 à 1,4 fois le Smic le plafond du revenu d'activité servant de base au calcul des indemnités journalières, pour les arrêts de travail débutant à compter du 1er avril 2025.
Une convention collective ou un accord d'entreprise peut prévoir un complément de salaire versé par l'employeur, le cas échéant avec subrogation (l'employeur perçoit alors directement les indemnités journalières).
Délai de carence
Aucune indemnité n'est versée pendant les 3 premiers jours de l'arrêt : les indemnités journalières sont dues à compter du 4e jour. Le délai de carence s'applique au début de chaque arrêt de travail.
Exceptions — le délai de carence ne s'applique pas :
- en cas de prolongation, après une reprise d'activité de 48 heures maximum entre l'arrêt initial et la prolongation ;
- pour un arrêt lié à une affection de longue durée (ALD) : la carence n'est retenue que pour le premier arrêt, sur une période de 3 ans ;
- pour un arrêt lié à un accident du travail ou une maladie professionnelle ;
- pour un arrêt faisant suite à une interruption spontanée de grossesse.
Durée maximale d'indemnisation
- 360 jours d'indemnités journalières sur une période maximale de 3 ans ;
- en cas d'affection de longue durée, indemnisation possible pendant 3 ans ;
- en situation de cumul emploi-retraite, la durée est limitée à 60 jours pour toute la période de retraite.
Démarches
L'arrêt de travail doit être transmis à la caisse primaire d'assurance maladie et à l'employeur dans un délai de 48 heures, quelle que soit la durée prescrite. Depuis le 1er juillet 2025, la prescription d'un arrêt sur support papier doit utiliser le formulaire Cerfa sécurisé : les scans et photocopies ne sont plus acceptés.
Prélèvements et fiscalité
Les indemnités journalières sont soumises à la CSG au taux de 6,2 % et à la CRDS au taux de 0,5 %. Elles sont imposables à l'impôt sur le revenu, sauf celles versées au titre d'un arrêt lié à une affection de longue durée exonérante, et donnent lieu à prélèvement à la source.
Sources
- ameli.fr - Indemnités journalières maladie du salarié: https://www.ameli.fr/assure/remboursements/indemnites-journalieres-maladie-maternite-paternite/indemnites-journalieres-pour-maladie/arret-maladie-salarie
- ameli.fr Entreprise - Conditions, calcul et versement des IJ maladie: https://www.ameli.fr/entreprise/vos-salaries/arret-de-travail/indemnites-journalieres
- ameli.fr Entreprise - Montants maximum des indemnités journalières: https://www.ameli.fr/entreprise/vos-salaries/montants-reference/indemnites-journalieres-montants-maximum
- Légifrance - Décret n° 2025-160 du 20 février 2025: https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051223695
- Légifrance - Code de la sécurité sociale, articles R. 323-1 à R. 323-12: https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006156609/
- Service-Public.fr - Maladie ou accident du travail dans le secteur privé: https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/N526