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Repos quotidien et repos hebdomadaire : 11 heures, 35 heures, dérogations et preuve En vigueur

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Repos quotidien Repos hebdomadaire Durée du travail Repos dominical Code du travail Droit du travail France
Réponse courte Tout salarié bénéficie d'un repos quotidien d'une durée minimale de onze heures consécutives (art. L. 3131-1 du code du travail). Le repos hebdomadaire a une durée minimale de vingt-quatre heures consécutives auxquelles s'ajoutent les heures consécutives de repos quotidien, soit trente-cinq heures au minimum (art. L. 3132-2). Il est interdit de faire travailler un même salarié plus de six jours par semaine (art. L. 3132-1) et, dans l'intérêt des salariés, le repos hebdomadaire est donné le dimanche (art. L. 3132-3). Un accord d'entreprise ou d'établissement, ou à défaut de branche, peut déroger au repos quotidien dans les conditions fixées par décret, sans le réduire en dessous de neuf heures. La preuve du respect des durées maximales de travail et des repos incombe à l'employeur.

Faits essentiels

PointValeur
Repos quotidien minimal11 heures consécutives A
Plancher absolu en cas de dérogation conventionnelle9 heures A
Niveau de négociation pour dérogerAccord d'entreprise ou d'établissement ou, à défaut, accord de branche, dans les conditions fixées par décret A
Contrepartie des dérogationsPériodes de repos au moins équivalentes ou, si impossible, contrepartie équivalente prévue par convention ou accord collectif A
Nombre maximal de jours travaillés6 jours par semaine A
Repos hebdomadaire minimal24 heures consécutives auxquelles s'ajoutent les heures consécutives de repos quotidien, soit 35 heures A
Jour du repos hebdomadaireLe dimanche, dans l'intérêt des salariés A
Charge de la preuveLa preuve du respect des durées maximales de travail et des repos incombe à l'employeur A
Indemnisation du dépassementLe seul constat du dépassement des durées maximales ouvre droit à réparation, sans preuve d'un préjudice distinct A

Repos quotidien : 11 heures consécutives

Tout salarié bénéficie d'un repos quotidien d'une durée minimale de onze heures consécutives, sauf dans les cas prévus aux articles L. 3131-2 et L. 3131-3 ou en cas d'urgence, dans des conditions déterminées par décret (art. L. 3131-1 du code du travail).

Conséquence pratique : entre la fin d'une journée de travail et le début de la suivante, il doit s'écouler au moins onze heures. Un salarié quittant son poste à 21 h ne peut, en principe, reprendre avant 8 h le lendemain.

Dérogations au repos quotidien

Un accord d'entreprise ou d'établissement ou, à défaut, un accord de branche peut déroger à la durée minimale de repos quotidien, dans les conditions déterminées par décret, notamment pour des activités caractérisées par la nécessité d'assurer une continuité du service ou par des périodes d'intervention fractionnées (art. L. 3131-2).

Deux garde-fous encadrent ces dérogations :

Des dérogations sont par ailleurs prévues en cas d'urgence, dans les conditions fixées par la partie réglementaire du code.

Repos hebdomadaire : au moins 35 heures

Trois règles se combinent :

Le principe du repos dominical connaît de nombreuses dérogations (permanentes de droit, conventionnelles, sur autorisation administrative, zones touristiques et commerciales, dimanches du maire), organisées par les articles L. 3132-4 et suivants du code du travail.

Articulation avec les durées maximales de travail

Les règles de repos ne se confondent pas avec les durées maximales de travail (durée quotidienne, durée hebdomadaire absolue et moyenne), mais elles les bornent en pratique : le respect des onze heures de repos quotidien limite mécaniquement l'amplitude de la journée de travail. Le respect de ces différentes limites doit être vérifié cumulativement.

Preuve et indemnisation

La Cour de cassation (chambre sociale) juge que :

En pratique, l'employeur doit être en mesure de produire un décompte fiable des horaires effectivement réalisés.

Contrôle

Le respect des repos relève du contrôle de l'inspection du travail et peut être invoqué devant le conseil de prud'hommes, notamment à l'appui d'une demande de dommages et intérêts, d'une prise d'acte ou d'une résiliation judiciaire du contrat.

Sources

Dernière modification:
2026-08-17
Dernière vérification:
2026-08-17
En vigueur depuis:
2016-08-10
Statut:
En vigueur
Autorité de la source:
A
Licence:
CC BY 4.0