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Bail mobilité : durée, locataires éligibles et interdiction du dépôt de garantie En vigueur

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Bail mobilité Location meublée Loi ELAN Logement France
Réponse courte Le bail mobilité est un contrat de location meublée de courte durée réservé à des locataires en formation professionnelle, études supérieures, apprentissage, stage, service civique, mutation professionnelle ou mission temporaire. Sa durée est de 1 à 10 mois, non renouvelable et non reconductible ; elle peut être modifiée une seule fois par avenant sans dépasser ce plafond. Depuis la loi n° 2025-1129 du 26 novembre 2025, elle peut aller d'une semaine à dix-huit mois lorsque le logement fait partie d'une résidence à vocation d'emploi (art. L. 631-16-1 du CCH). Le bailleur ne peut exiger aucun dépôt de garantie et les charges sont récupérées sous forme de forfait. Le locataire peut résilier à tout moment avec un préavis d'un mois.

Faits essentiels

PointValeur
Durée de droit commun1 mois minimum à 10 mois maximum, non renouvelable et non reconductible A
Modification de la duréeUne seule fois par avenant, sans dépasser la durée maximale A
Dérogation — résidence à vocation d'emploi1 semaine minimum à 18 mois maximum A
Entrée en vigueur de la dérogation2025-11-28 A
Dépôt de garantieInterdit — aucun dépôt ne peut être exigé A
Préavis du locataire1 mois A
Révision du loyer en cours de bailImpossible A
Charges locativesForfait, sans complément ni régularisation ultérieure A
Clause de solidarité entre colocatairesRéputée non écrite A
Texte créateurLoi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 (ELAN), art. 107 A

Ce qu'est le bail mobilité

Créé par la loi ELAN n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 (art. 107), le bail mobilité est un contrat de location de courte durée portant sur un logement meublé au sens de l'article 25-4 de la loi du 6 juillet 1989. Les dispositions du titre I<sup>er</sup> ter de cette loi sont d'ordre public : les parties ne peuvent y déroger.

Le bail mobilité ne s'applique ni aux logements-foyers, ni aux logements faisant l'objet d'une convention avec l'État portant sur leurs conditions d'occupation et leurs modalités d'attribution (art. 25-12).

Qui peut en bénéficier

Le locataire doit justifier, à la date de prise d'effet du bail, d'une des situations limitativement énumérées par l'article 25-12 :

Durée

L'article 25-14 fixe une durée minimale d'un mois et maximale de dix mois, non renouvelable et non reconductible. La durée peut être modifiée une seule fois par avenant, sans que la durée totale dépasse dix mois.

Par dérogation, depuis la loi n° 2025-1129 du 26 novembre 2025 de simplification du droit de l'urbanisme et du logement, le bail mobilité peut être conclu pour une durée d'une semaine à dix-huit mois lorsque le logement fait partie d'une résidence à vocation d'emploi définie à l'article L. 631-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

Au terme du contrat, si les parties concluent un nouveau bail sur le même logement meublé, ce nouveau bail relève du régime de la location meublée ordinaire (titre I<sup>er</sup> bis de la loi du 6 juillet 1989).

Mentions obligatoires du contrat

Le contrat est écrit et précise notamment (art. 25-13) : l'identité des parties, la date de prise d'effet, la durée, la surface habitable, le montant du loyer et ses modalités de paiement, le motif justifiant le bénéfice du bail mobilité, le montant et la date du dernier loyer appliqué au précédent locataire s'il a quitté le logement moins de dix-huit mois avant la signature, la nature et le montant des travaux réalisés depuis, ainsi qu'une mention informant le locataire de l'interdiction pour le bailleur d'exiger un dépôt de garantie.

À défaut de la mention indiquant qu'il s'agit d'un bail mobilité, ou à défaut de l'indication de la durée ou du motif, le contrat est régi par le titre I<sup>er</sup> bis (location meublée ordinaire).

Toute clause prévoyant une solidarité entre colocataires ou leurs cautions est réputée non écrite.

Loyer, charges et dépôt de garantie

Fin du bail

Le locataire peut résilier à tout moment avec un préavis d'un mois (art. 25-15). Le congé est notifié par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, signifié par acte de commissaire de justice ou remis en main propre contre récépissé ou émargement ; le délai court à compter de la réception, de la signification ou de la remise. Le locataire reste redevable du loyer et des charges pour toute la période de préavis, sauf si le logement est occupé avant la fin du préavis par un autre locataire en accord avec le bailleur.

Le bailleur ne peut pas mettre fin au contrat avant son terme ; en cas de manquement du locataire à ses obligations, il doit saisir le juge.

Règlement des litiges

La commission départementale de conciliation n'est pas compétente pour l'examen des litiges relatifs au bail mobilité (art. 25-12).

Sources

Dernière modification:
2026-08-14
Dernière vérification:
2026-08-14
En vigueur depuis:
2018-11-25
Statut:
En vigueur
Autorité de la source:
A
Licence:
CC BY 4.0